Investment Climate

Climat dʼInvestissement au Royaume du Maroc [Soir 19/08]

By Marouane B. on 19 Aug 2025
Marouane B.

Découvrez la résilience des investissements au Royaume du Maroc avec la croissance du secteur automobile, les modernisations des infrastructures comme le projet ferroviaire de Casablanca à 202 millions d'euros, et les secteurs touristiques florissants, consolidant le leadership du Royaume du Maroc dans la région MENA.

Le Royaume du Maroc continue de faire preuve d'une résilience en matière d'investissement, avec la Bourse de Casablanca reflétant un sentiment de prudence tandis que les secteurs clés, de la fabrication automobile au tourisme, affichent une croissance robuste. Un projet de modernisation ferroviaire de 202 millions d'euros à Casablanca et le maintien du Royaume dans le top six des IDE en Afrique du Nord et au Moyen-Orient soulignent son équilibre stratégique entre développement des infrastructures et stabilité économique.

Industrie et secteur manufacturier

Le Royaume du Maroc a consolidé sa position de leader automobile en Afrique, avec une production en hausse de 5 % en 2024 pour atteindre 559 645 véhicules, dépassant ainsi l'Afrique du Sud, selon L’Economiste. Cette croissance est alimentée par la proximité avec les marchés européens et des conditions d'exportation compétitives, avec Renault et Stellantis qui étendent leurs opérations locales. Parallèlement, la société tunisienne de produits laitiers Land’Or a levé 30 millions de dirhams auprès d'Africinvest pour capturer 15 % du marché marocain des biens de consommation courante (L’Economiste), signalant une intensification de la concurrence dans les secteurs agro-industriels.

Infrastructures et énergie

Les investissements dans les infrastructures s'accélèrent, avec l'ONCF qui cherche à obtenir 202 millions d'euros auprès de la KfW allemande pour moderniser le réseau ferroviaire de Casablanca, en mettant l'accent sur la mobilité verte (Le Matin Finance). Dans le même temps, deux barrages à Beni Mellal-Khénifra (d'une capacité de 236 millions de m³) visent à renforcer la sécurité hydrique pour l'agriculture et les projets d'énergie renouvelable (La Vie Eco). L'émergence d'un cabinet de conseil en hydrogène, dirigé par Faouzi Annajah (Le Desk), signale des opportunités naissantes dans l'énergie verte.

Tourisme et immobilier

Le tourisme reste un pilier de l'économie du Royaume, avec la plage de Sidi Abed à El Jadida qui a obtenu le label Pavillon Bleu pour son excellence environnementale (La Vie Eco). Marrakech et Agadir ont été classées parmi les meilleures destinations de restauration en plein air de la région MENA par Hespress English, renforçant ainsi l'attrait du Maroc pour les investissements hôteliers haut de gamme. Ces développements correspondent à une demande croissante pour des voyages expérientiels et des biens immobiliers premium dans les villes côtières.

Technologie et finance

La Bourse de Casablanca a enregistré des baisses sur les indices MASI, MASI 20 et MASI ESG, reflétant des préoccupations de liquidité dans un contexte de volatilité mondiale (Hespress English). Cependant, la résilience des IDE au Maroc, 96 projets en 2024 (+1,1 % en glissement annuel), selon Industrie du Maroc, souligne la confiance durable des investisseurs. Les initiatives ciblant les jeunes, comme le programme INDH de 65 millions de dirhams à Fès pour l'entrepreneuriat (Industrie du Maroc), diversifient davantage l'écosystème des PME axées sur la technologie.

Agriculture et mines

Les projets stratégiques d'infrastructure hydraulique, notamment les barrages de Beni Mellal-Khénifra, visent à atténuer les risques climatiques pour le secteur agricole marocain, qui contribue à 12 % du PIB. L'investissement de Land’Or souligne les opportunités dans la transformation agroalimentaire à valeur ajoutée, tandis que l'exploitation des phosphates, bien qu'absente des récentes actualités, reste un pilier des revenus d'exportation.

Perspectives du marché

La volatilité à court terme des marchés financiers contraste avec les forces structurelles : le secteur automobile marocain devrait dépasser les 600 000 unités annuelles d'ici 2026, tandis que les projets d'énergie renouvelable et d'hydrogène vert pourraient débloquer plus de 5 milliards d'euros d'investissements cette décennie. La reprise du tourisme dépasse les niveaux pré-pandémiques, avec des offres haut de gamme (par exemple, plages Pavillon Bleu, destinations gastronomiques) captant les segments premium. Les lacunes en matière d'infrastructure présentent des opportunités de partenariats public-privé, notamment dans les domaines ferroviaires et de gestion de l'eau. Les risques incluent les fluctuations mondiales des prix des matières premières et une concurrence accrue pour les IDE en Afrique du Nord. Cependant, la stabilité réglementaire du Royaume et ses accords commerciaux euro-méditerranéens offrent un équilibre.

Analyses stratégiques

Le paysage d'investissement multicouche du Royaume du Maroc nécessite une approche sectorielle, qu'il s'agisse d'évaluer les synergies dans la chaîne d'approvisionnement automobile ou de structurer des subventions pour les projets d'énergie verte. Le conseil transactionnel de Smart.by LLC s'appuie sur les plans d'accélération industrielle et les mécanismes de subvention du Maroc pour optimiser le déploiement des capitaux, en particulier dans la fabrication et les infrastructures orientées vers l'exportation. Les outils numériques comme Smart Flow permettent un suivi en temps réel des changements réglementaires et des pipelines de projets. Pour les investisseurs ciblant le double attrait du Maroc, statut de plaque tournante régionale et croissance de la demande intérieure, une stratégie personnalisée d'allocation de capital reste essentielle pour surperformer sur ce marché diversifié.

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